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  • Cabinet de TOMBEUR

Hypnose arrêt tabac : test de dépendance du fumeur Fagerström et motivation Prochaska et DiClemente

Dernière mise à jour : 5 avr. 2020



Le tabac est responsable de cancers, de maladies respiratoires et de maladies cardiovasculaires : En se consumant, la cigarette dégage de nombreuses substances toxiques, dont les goudrons, qui provoquent des cancers. Ce sont notamment les cancers du larynx, des bronches et de la bouche qui sont directement imputables à l'action du tabac. Pour d'autres cancers (voies digestives, vessie, voies urinaires, rein, œsophage, col de l'utérus), le tabac est un facteur favorisant certain. Globalement, on considère que plus de 30 % de l'ensemble des cancers dépendent du tabac.



En deuxième lieu, la fumée de cigarette, du fait des nombreuses substances irritantes qu'elle contient, est responsable de maladies #respiratoires comme la bronchopneumopathie chronique obstructive, laquelle peut évoluer vers une insuffisance respiratoire ; le tabagisme est également un facteur aggravant d'une maladie #asthmatique. Enfin, le tabagisme est un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire en favorisant le développement de l'athérosclérose. (la Ligue contre le cancer)


Le tabagisme est caractérisé par 3 types de dépendance.

(physique, psychique et comportementale)


La dépendance physique correspond à la sensation de manque. elle disparaît au bout de quelques semaines suivant l'arrêt du tabac. Elle repose sur les propriétés addictives importantes de la nicotine (autres alcaloïdes de la cigarette probable). En effet, la nicotine inhalée avec la fumée de tabac arrive en 7 à 10 secondes au cerveau, provoquant ainsi une sorte de " shoot " de nicotine, nicotine qui va se fixer sur les récepteurs nicotiniques du système de récompense cérébral (système méso-cortico-limbique dopaminergique comportant l’aire tegmentale ventrale, le noyau accumbens et le cortex pré-frontal). Cette fixation de la nicotine sur ses récepteurs spécifiques libère de la dopamine, ce qui procure au #cerveau #plaisir et récompense, mais aussi induit et entretient une dépendance physique.


La dépendance psychique correspond à la recherche des effets de la nicotine ( elle disparaît au bout de quelques mois suivant l'arrêt du tabagisme). Elle est la conséquence des effets psychoactifs de la nicotine qui procurent plaisir, #relaxation, stimulation, un effet contre l'anorexie et un effet #antidépresseur avec d'autres alcaloïdes contenus dans la cigarette (nornicotine, myosmine, anabasine, anatabine) et notamment l’harmane et la norharmane des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), qui pourrait expliquer, l’utilisation du tabac comme automédication pour les troubles de l'humeur chronique et persistants, la #dépression et l’apparition de troubles #dépressifs au cours du sevrage tabagique.


Et enfin la dépendance comportementale correspond aux réflexes provoqués par l'envie de fumer. Cette envie est associée à des personnes, à des lieux, ou à des circonstances. Elle inclut le geste, les habitudes et les stimulations liées à l’environnement, convivialité, moments de détente, etc.


Evaluer la dépendance liée à la cigarette, la dépendance au tabac

L’addiction se définit comme la perte de la liberté de s’abstenir. Un patient est considéré dépendant à la cigarette s’il présente un des 3 critères suivants :

1. il a rechuté après une tentative d’arrêt du tabac ; 2. il continue à fumer ses cigarettes malgré les conséquences importantes sur sa santé (infarctus, BPCO, cancer...) ou les risques encourus dans certaines situations spécifiques (intervention chirurgicale, #grossesse…) ; 3. il craint sans cesse d’être à court de tabac. Des tests permettent d’évaluer le niveau de dépendance (Fagerström).


Test de dépendance à la cigarette par Fagerström

Le test de Fagerström est un test permettant de dépister et de quantifier le niveau de la dépendance au tabac au cours du tabagisme. Il comporte quelques questions portant sur les habitudes de consommation du fumeur. Il est possible d'utiliser ce test pour adapter la prise en charge du #sevrage tabagique. Historiquement, le test de Fagerstöm a été décrit pour la première fois en 19781 par Karl Olov Fagerström sous l'appellation de #questionnaire de tolérance, et comportait huit questions. Il a par la suite été modifié (retrait de deux questions et modifications de deux autres) et renommé en test de #dépendance à la nicotine en 1991 par Heatherton. En 2012, il a été renommé en test de dépendance à la cigarette par Fagerström sans que le questionnaire soit modifié.


Le test de Fagerström version longue (6 questions) et version courte (2 questions)

Le #test de Fagerström est composé de six questions. En fonction des réponses données, un score de 0 à 10 est obtenu ; la dépendance est ainsi jugée nulle si le score est de 0 à 2, faible de 3 ou 4, moyenne de 5 à 6 et forte de 7 à 10.


Deux questions semblent plus particulièrement importantes et sont parfois regroupées au sein d'un test simplifié : le nombre de cigarettes fumées dans la journée, et le temps écoulé entre le #réveil et la première cigarette. Le score obtenu varie de 0 à 6 ; en fonction du résultat, la dépendance est estimée nulle, moyenne ou forte.