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  • Cabinet de TOMBEUR

Le syndrome fémoro-patellaire

Dernière mise à jour : 5 avr. 2020



Le syndrome douloureux fémoro-patellaire (SDFP) est l’une des causes les plus fréquentes de douleur antérieure du genou chez l’adolescent et l’adulte. De par son étiologie complexe, multifactorielle et encore mal comprise, sa prise en charge est un important challenge pour le praticien. Le diagnostic se fait principalement sur l’anamnèse et l’examen clinique du genou mais aussi de l’ensemble du membre inférieur, pouvant parfois nécessiter la réalisation d’une imagerie (...).




Le syndrome douloureux fémoro-patellaire (SDFP) constitue un des diagnostics les plus fréquemment posés en présence d’une douleur antérieure de genou chez l’adolescent et l’adulte. Plusieurs noms lui sont également attribués, comme le syndrome rotulien ou douleur fémoro-patellaire. Les plaintes des patients sont fortement en lien avec l’anatomie et les activités qu’ils réalisent. Le diagnostic mais surtout le traitement du SDFP constituent un challenge important pour le praticien confronté à cette pathologie encore mal comprise, dont la prise en charge doit être personnalisée.


Le syndrome fémoro-patellaire est décrit dans la littérature comme une douleur antérieure du genou provoquée par une augmentation de friction de la rotule (patella) dans la gorge de la trochlée fémorale.


Sa prévalence est élevée chez les adolescents et les adultes jeunes, 4 à 33% voire jusqu’à 45% chez les adolescents ; avec une apparition plus importante chez les femmes que chez les hommes. Ce syndrome est donc rencontré de façon fréquente chez le médecin généraliste et représente l’acteur principal de la prise en charge.


La définition de ce syndrome est clinique et donc repose essentiellement sur le médecin généraliste :


- douleur antérieure de genou ou rétro-patellaire, en l’absence d’autre pathologie spécifique évolutive,

- instabilité vraie ou ressentie (...).


ÉTAT DES LIEUX


Épidémiologie du syndrome fémoro-patellaire


Il s'agit d'une pathologie fréquente avec une prévalence allant de 4 à 33% voire jusqu’à 45% chez les adolescents. Cette pathologie touche particulièrement les jeunes femmes sportives.


Aux Pays-Bas où les patients ont directement accès à la kinésithérapie, les médecins généralistes voient six nouveaux cas de syndrome fémoro-patellaire par an. Dans une étude prospective menée sur 1020 soldats durant 3 mois de classe aux USA, 48 ont présenté un syndrome fémoro-patellaire. Dans une étude réalisée auprès de 586 adolescents Hongrois en 2004, la prévalence du syndrome fémoro-patellaire a été de 20,65%, sans différence significative entre homme et femme.


Selon Pourcher et D. Dejour, la prévalence est de 20% chez les adolescents et les adultes jeunes.


Dans une étude prospective américaine menée sur 1535 incorporés pendant deux ans, l'incidence du syndrome fémoro-patellaire a été de 22/1000 personnes/année, soit une prévalence d'environ 15% chez les femmes et 12% chez les hommes.


Une revue de la littérature anglaise, datant de 2008, montre que les sources de données concernent exclusivement la médecine du #sport et la médecine #militaire. Une prévalence de 25% a été citée dans 13 articles sur 40 mais les autres incidences étaient comprises entre 3% et 40% selon les articles.


En 2010, 97 279 recrues de l'#armée israélienne (équivalent des appelés) dont 18 338 femmes ont été incluses dans une étude rétrospective afin d'évaluer la prévalence des #douleurs #antérieures du #genou. Les patients présentant un genou traumatisé, opéré, une pathologie méniscale, une #épiphysite de croissance ou une #instabilité fémoro-patellaire étaient exclus.


La prévalence des douleurs antérieures du genou est de 4,15%, avec une différence significative chez les patients présentant des #pieds #plats. Les douleurs antérieures du genou semblent plus fréquentes chez le jeune homme que chez la jeune femme, contrairement à la majorité des études anglo-saxonnes.


Le syndrome fémoro-patellaire


Définition du syndrome fémoro-patellaire


Les douleurs antérieures du genou sont, après les #lombalgies, le motif de consultation le plus fréquent concernant l'appareil locomoteur. Parmi celles-ci, le syndrome douloureux fémoro-patellaire laisse perplexe, tant dans la difficulté diagnostique que dans la prise en charge. En effet, il n'existe actuellement aucun consensus quant à la définition de ce syndrome, sa physiopathologie ou son traitement.