Traitement du trouble panique avec ou sans agoraphobie : anxiolytiques vs placébo

Mis à jour : avr. 1



Le trouble panique est fréquent dans la population générale et se caractérise par des crises de panique #récurrentes et inattendues consistant en une vague de #peur intense qui atteint un sommet en quelques minutes. L'agoraphobie se développe souvent après une ou plusieurs #crises de panique et signifie la peur d'être dans une situation dans laquelle il peut être difficile de s'évader ou dans laquelle l'aide ne serait pas disponible si nécessaire.



Le trouble panique est traité par des interventions psychologiques et des médicaments, souvent utilisés en association. Bien qu'elles ne soient généralement pas recommandées comme traitement de première intention, les benzodiazépines sont fréquemment utilisées dans le traitement du trouble panique. Les benzodiazépines ont un début d'action rapide, mais elles présentent aussi un risque élevé de dépendance et de symptômes de sevrage.


À quelles questions cette revue cherche-t-elle à répondre ?


- Quelle est l'efficacité du traitement par les benzodiazépines par rapport au placebo dans le traitement du trouble panique avec ou sans agoraphobie ?


- Dans quelle mesure les benzodiazépines sont-elles acceptables par rapport au placebo dans le #traitement du trouble #panique avec ou sans #agoraphobie ?


- Combien de personnes atteintes d'un trouble panique avec ou sans agoraphobie qui sont traitées avec des benzodiazépines ont des effets secondaires par rapport au placebo ?


Quelles études ont été incluses dans la revue ?


Nous avons consulté des bases de données électroniques et des registres d'études pour trouver toutes les études pertinentes. Nous n'avons inclus que des essais contrôlés randomisés (un type d'étude dans laquelle les participants sont assignés à un groupe de traitement utilisant une méthode aléatoire) qui comparaient le traitement par #benzodiazépine à un #placebo chez des adultes ayant reçu un diagnostic de trouble panique avec ou sans agoraphobie. Nous n'avons inclus que des études dans lesquelles les patients et les cliniciens ne savaient pas quel traitement ils recevaient. Nous avons inclus dans notre revue 24 études auxquelles ont participé 4 233 personnes au total.


Que nous apportent les preuves de cette revue ?


Nous avons trouvé des données probantes cohérentes indiquant un avantage possible des benzodiazépines dans l'amélioration des symptômes de panique et dans le nombre de participants qui abandonnent le traitement. De plus, les benzodiazépines peuvent améliorer davantage le fonctionnement social que le placebo. Cependant, il pourrait y avoir plus d'abandons en raison des effets secondaires et plus de participants qui ressentent au moins un effet secondaire lorsqu'ils sont traités avec des benzodiazépines.


Nous avons relevé plusieurs limites importantes dans la conception des études incluses. Par exemple, il semble qu'au moins dans certaines études, les participants et les médecins aient été en mesure de deviner à quel groupe de traitement les participants ont été assignés ; il est donc possible que certains essais n'aient pas été réellement en aveugle. Ces limitations peuvent avoir conduit à une surestimation de l'effet du traitement. Une autre limite importante est que les études que nous avons incluses n'étaient que des études à court terme et ne reflétaient pas les risques de dépendance et de #symptômes de sevrage. De plus, nous ne savons pas très bien si l'effet est maintenu après la fin du traitement.


Que devrait-il se passer à la suite de cette revue ?


Des études à long terme de bonne qualité devraient être menées pour déterminer si les avantages du traitement peuvent être maintenus et pour situer ces avantages dans le contexte des effets de #sevrage et du risque de #dépendance. Toutefois, il est peu probable que les conclusions générales concernant l'efficacité à court terme et le potentiel de dépendance des benzodiazépines changent. Des comparaisons avec d'autres traitements actifs, notamment la #psychothérapie, par exemple dans le cadre de méta-analyses de traitements multiples, pourraient donc être plus appropriées pour éclairer la pratique clinique.


Conclusions des auteurs :


Des données de faible valeur probante montrent une supériorité possible des benzodiazépines par rapport au placebo dans le traitement à court terme des troubles paniques. La validité des études incluses est discutable en raison de la possibilité d’avoir connaissance des traitements assignés à chaque patient, des taux élevés d'abandon et de la probabilité d’un biais de publication. De plus, les études incluses n'étaient que des études à court terme et n'ont pas examiné l'efficacité à long terme ni les risques de dépendance et de symptômes de sevrage. En raison de ces limites, nos résultats concernant l'efficacité des benzodiazépines par rapport au placebo ne fournissent que peu d’indications pour la pratique clinique. De plus, le clinicien n'a pas à choisir entre les benzodiazépines et le placebo, mais entre les benzodiazépines et d'autres agents, notamment les ISRS, tant en termes d'efficacité que d'effets indésirables. Le choix du traitement doit donc être guidé par les préférences du patient et les avantages et inconvénients du traitement doivent être mis en comparaison dans une perspective à long terme.

Breilmann J, Girlanda F, Guaiana G, Barbui C, Cipriani A, Castellazzi M, Bighelli I, Davies SJC, Furukawa TA, Koesters M. Benzodiazepines versus placebo for panic disorder in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews 2019, Issue 3. Art. No. : CD010677.

DOI: 10.1002/14651858.CD010677.pub2.

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