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  • Cabinet de TOMBEUR

Médecines complémentaires et lombalgies : que dit la littérature scientifique ? | Auto-hypnose...

Dernière mise à jour : 14 avr. 2020



Les patients souffrant de douleurs chroniques sont souvent demandeurs de médecines complémentaires. C’est un défi pour le médecin de famille de les informer de façon objective, en se basant sur les données de la littérature scientifique. Actuellement, des méta-analyses montrent un effet favorable de l’acupuncture, du massage thérapeutique et de l’ostéopathie pour les lombalgies aiguës. Pour ce qui est des lombalgies chroniques, des méta-analyses ont montré un effet bénéfique de l’acupuncture, de l’ostéopathie, du yoga et du tai-chi. D’autres thérapies semblent bénéfiques, mais demandent encore à être validées.



Cet article revoit l’évidence soutenant les médecines complémentaires les mieux étudiées.


Vignette clinique

Madame P., 58 ans, est connue pour des lombalgies chroniques. Son activité d’infirmière, qu’elle décrit comme lourde physiquement et stressante, est responsable de fréquentes aggravations. Après de nombreuses années à traiter ses lombalgies par du paracétamol, de l’ibuprofène et de la physiothérapie, Madame P. vous dit ne plus vouloir prendre des médicaments qui lui font mal à l’estomac. Elle vous demande de la conseiller dans le choix d’une thérapie « naturelle ».


Plus de 50 % des patients souffrant de douleurs chroniques ont recours aux médecines complémentaires, souvent sans en aviser leur médecin traitant. Il est donc essentiel pour le médecin de famille de s’enquérir de l’usage de médecines complémentaires parmi ses patients. Le choix de celles présentées dans cet article est basé sur la définition de l’OMS, à savoir « un groupe de pratiques de soins qui ne se sont pas dans la tradition d’un pays, ou qui ne sont pas intégrées dans le système de santé dominant »


Certaines médecines complémentaires, comme l’#autohypnose, le tai-chi, la méditation ou le yoga, permettent, moyennant un apprentissage, une pratique à domicile en auto-soin.


Elles donnent un rôle actif au patient et permettent de diminuer les douleurs, le degré de handicap fonctionnel, la #détresse #psychologique ainsi que le recours aux médicaments et aux soins médicaux.


THÉRAPIES COMPLÉMENTAIRES ÉTUDIÉES POUR LES LOMBALGIES AIGUËS


Littératures scientifiques concernant les lombalgies aiguës


RR : risque relatif.

(...) Selon une méta-analyse, l’ostéopathie aurait un effet bénéfique sur les douleurs et la fonction. Elle diminuerait également le recours aux analgésiques et à la physiothérapie, et raccourcirait la durée des arrêts de travail. Même s’ils sont rares, le risque d’effets secondaires graves (aggravation d’une #hernie #discale, dissection de l’artère carotidienne, syndrome de la queue de cheval, etc.), souligne l’importance de référer les patients à un #ostéopathe au bénéfice d’un titre reconnu (ostéopathe CDS en Suisse).


Le #Pilates est une méthode de #gymnastique qui a pour but de #renforcer la #musculature profonde et d’améliorer la #souplesse et la coordination. Selon une revue Cochrane, le Pilates permettrait, en comparaison à des contrôles inactifs, de diminuer les douleurs et d’améliorer la fonction. La comparaison du Pilates à d’autres formes d’exercices ne montre néanmoins pas de différence. Une méta-analyse a révélé que le #yoga permettait une diminution des douleurs ainsi qu’un regain de fonction à long terme. Il manque des études concernant le #taichi, l’#hypnose et la #méditation en pleine #conscience.


THÉRAPIES COMPLÉMENTAIRES ÉTUDIÉES POUR LES LOMBALGIES CHRONIQUES


Littératures scientifiques concernant les lombalgies chroniques