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L'hypnose comme outil thérapeutique chez les patientes souffrant de cystites récidivantes

Dernière mise à jour : janv. 13

L'hypnose comme outil thérapeutique chez les patientes souffrant de cystites récidivantes : étude préliminaire : résultats intermédiaires


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Hypnose Cabinet de TOMBEUR

Le système urinaire est composé de quatre organes :

les reins, les uretères, la vessie et l’urètre.


Les reins ont une forme de haricot. Ils sont deux. Ils sont composés de trois éléments. La capsule rénale correspond à l’enveloppe des reins. Les calices sont des petites pointes disposées à l’intérieur du rein. Ils se rejoignent pour former le bassinet, une sorte d’entonnoir, qui se jette dans l’uretère.


Les uretères sont deux longs canaux. Ils partent des reins, plus précisément des bassinets, pour se jeter dans la vessie. Ils longent les vertèbres lombaires de chaque côté.


La vessie est une poche triangulaire, située sous le bassin. Elle est alimentée par les uretères. Elle se vide par le bas grâce à l’urètre.


L’urètre est un court canal. Il évacue l’urine hors du corps.

Cystite (infection urinaire - Ameli.fr)



L’#hypnothérapie est une technique ancienne utilisée pour le soins dans les sociétés occidentales depuis au moins 200 ans. Par la parole, le praticien induit chez le patient un état de conscience particulier. Ces techniques d’activation de la conscience (TAC) sont fondées sur l’adaptation du thérapeute au patient et l’utilisation de ses ressources psycho-comportementales pour favoriser un changement améliorant sa qualité de vie. Le thérapeute oriente et guide le patient dans le plus grand respect de son autonomie et de sa capacité à être acteur de sa thérapeutique.


Les indications de l’hypnothérapie sont similaires à celles d’une psychothérapie : #phobies, conversions, troubles anxieux… Les mécanismes physiologiques à l’œuvre dans l’hypnose sont l’objet d’études récentes devenant de plus en plus précises. Les résultats issus de ces études ont permis d’objectiver des modifications du fonctionnement cérébral en lien avec l’activation hypnotique. Un rapport de l’Inserm de 2015 confirme l’efficacité de cette pratique

en hypnosédation, hypnoanalgésie et hypnothérapie, même si la méthodologie à mettre en œuvre dans son évaluation est difficile et subjective. Pour ces raisons, il nous semble intéressant d’étudier l’efficacité de l’hypnothérapie dans une approche symptomatique. Aucune étude à ce jour n’a étudié l’efficacité d’un protocole d’hypnose dans le cadre de la cystite récidivante.




La cystite récidivante est une infection bactérienne bénigne de la vessie. Son impact majeur sur la qualité de vie est souvent négligé par les médecins et soignants. En France, les soins sont fondés sur des traitements antibiotiques et la prévention des récidives pas d’autres moyens. Les patientes souffrent d’anxiété, souvent liée aux rechutes, de symptômes stigmatisants de gestion difficile et de #douleurs chroniques. L’hypnothérapie médicale est souvent utilisée pour soulager le #stress et la douleur et a montré des effets prometteurs dans ce domaine.


Quinze patientes ambulatoires du service de maladies infectieuses du centre hospitalo-universitaire de Nice souffrant de cystites récidivantes ont été suivies pendant un an à la suite de 3 séances d’hypnothérapie. Ces patientes présentaient des facteurs de risque accrus de complications liées à leurs comorbidités, notamment des troubles de la vidange vésicale, des cures chirurgicales de prolapsus, une hystérectomie, de la radiothérapie. La majeure partie de ces patientes se sentaient prises au piège dans une impasse thérapeutique et n’avaient pas d’à priori positif ou négatif concernant l’hypnothérapie.


Notre étude montre une amélioration de tous les paramètres étudiés à 3 mois, notamment une diminution de 50% des paramètres d’#anxiété, de #dépression, de nombre de crises, de douleur de crise et de douleur chronique. Un maintien de cet effet est observé à 6 mois, notamment sur la douleur chronique moyenne, les échelles d’anxiété et de dépression sur nos résultats intermédiaires. La significativité et l’interprétation seront renforcés à la fin du protocole. De façon étonnante, l’incidence des cystites sur l’échantillon évaluable à 6 mois a drastiquement diminué.

Les symptômes psychologiques mesurés par l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression scale) et les douleurs chroniques et aiguës étaient diminuées de moitié à l’évaluation à 3 mois, avec un effet prolongé à 6 mois. Le nombre d’épisodes était drastiquement diminué chez la plupart des patientes qui étaient satisfaites de ce protocole.


Le coût annuel des soins était plus élevé dans notre cohorte que celui décrit dans notre revue de la littérature.


Les thérapies d’activation et de médecine intégrative sont connues pour leur efficacité dans la gestion de la douleur chronique, malgré des critères d’évaluation de médecine fondée sur les preuves difficiles à satisfaire. Ils semblent peu adaptés avec ce type de thérapeutique et non éthiques au vu de leur philosophie holistique. Alors même que la physiopathologie de l’hypnothérapie et des cystites récidivantes n’est pas encore complétement comprise, nos résultats sont prometteurs et des études plus larges dans le domaine sont nécessaires.


Cette étude pilote valide l’intérêt de l’utilisation de l’hypnothérapie comme outil de prise de certaines patientes présentant des cystites récidivantes. Nous avons mis en place une méthodologie la plus rigoureuse possible compte tenu des difficultés inhérentes à l’utilisation de cette technique.

Les patientes incluses étaient quasiment toutes dans une situation d’impasse thérapeutique et notre protocole a permis, après seulement 3 séances d’hypnose, de diminuer à 3 mois à la fois l’échelle d’#anxiété et de #dépression, la #douleur chronique et la douleur de crise environ de moitié ce qui est très encourageant pour les évaluations encore en cours.

La tendance des évaluations à 6 mois est à la persistance d’un effet bénéfique. La satisfaction des patientes est importante. L’hypnothérapie a donc pleinement sa place dans la prise en charge des cystites récidivantes, en complément des thérapeutiques conventionnelles.

Elle semble pouvoir limiter la consommation de soins : prélèvements microbiologiques, antibiothérapies itératives…

Claire Mantion. L'hypnose comme outil thérapeutique chez les patientes souffrant de cystites récidivantes : étude préliminaire : résultats intermédiaires.

Médecine humaine et pathologie. 2018. ⟨dumas-01956322⟩