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  • Cabinet de TOMBEUR

Algodystrophie, algoneurodystrophie, Syndrome Douloureux Régional Complexe, Sudeck-Leriche...

Dernière mise à jour : 1 avr. 2020


L’algodystrophie ou Syndrome Douloureux Régional Complexe de type I (SDRC-1) est une maladie douloureuse chronique évoluant souvent en forme gravement invalidante pour le patient en raison d’un diagnostic tardif et inadapté. La bonne prise en charge thérapeutique des malades atteints de SDRC-I est un enjeu majeur dans le ralentissement de l’évolution de ce syndrome permettant ainsi de réduire le nombre de situation de handicap, mais également dans le soulagement de la douleur chronique pouvant avoir des conséquences néfastes sur le patient et diminuant ainsi sa qualité de vie.



L’algodystrophie, la #dystrophie #sympathique #réflexe, l’#algoneurodystrophie ou encore le Syndrome Douloureux Régional Complexe de type I (SDRC-1) sont autant de termes utilisés pour désigner une pathologie caractérisée par des douleurs chroniques. Celle-ci affecte les articulations, le plus souvent les membres supérieurs ou inférieurs et peut rester bénigne ou avoir de plus grave conséquence avec l’apparition de séquelles fonctionnelles du fait de l’#enraidissement survenant au niveau des #articulations.


La description clinique de ce syndrome a été faite la première fois par Ambroise Paré en 1634, puis par Silas Weir Mitchell lors de la guerre de Sécession en 1864, où elle est alors nommée « causalgie ». Cependant, il faut attendre 1994 pour que son appellation actuelle « #SDRC » ainsi que ses critères diagnostiques soient établis lors d’un consensus tenu à Orlando, en Floride, sous l’égide de l’Association International pour l’Etude de la Douleur (IASP).


Le SDRC-1 est un syndrome des plus particuliers dans la mesure où il existe un écart important entre les douleurs difficilement décrites par les patients ainsi que leurs conséquences sur leurs vies quotidiennes avec le peu de connaissance sur la physiopathologie du syndrome #douloureux #régional #complexe. L’étiologie de la #douleur est également difficile à trouver, et dans 7 à 24% des cas elle restera inconnue.


Il existe peu de données épidémiologiques sur le SDRC-1. Néanmoins, les études réalisées, montrent un âge moyen au diagnostic de 42 ans. Malgré cela, ce syndrome peut toucher tous les âges avec des diagnostiques chez des enfants à partir de 2 ans ; on constate d’ailleurs une augmentation du nombre de cas de SDRC-1 chez les adolescents et les jeunes adultes. Selon deux études même si l’#algodystrophie touche les hommes et les femmes, on constate que ces dernières sont au moins trois fois plus touchées que les hommes avec une nette prédominance pour des atteintes des membres supérieurs par rapport aux membres inferieurs avec pour événement déclenchant une #fracture (44-46%).


La particularité de ce syndrome réside aussi dans la complexité de son #diagnostic tant dans sa sous-estimation par le corps médical ou la surestimation de son diagnostic ce qui conduit le plus souvent à la mise en place d’un traitement inapproprié, voir inutile. Ces différents éléments ont abouti à une révision des critères diagnostics lors du congrès de Budapest en 2003.


La difficulté d’identification de ce syndrome est due à un important délai entre le diagnostic de cette pathologie et l’événement déclencheur favorisant ainsi, le caractère chronique de cette maladie.


Sur le plan thérapeutique plusieurs solutions existent, cependant en l’absence de connaissance du fonctionnement physiopathologique de cette maladie, les #traitements mis en place ne peuvent pas combler un déficit bien établi et ne peuvent donc pas répondre à la principale demande des patients qui est « Comment guérit-on de l’algodystrophie ? ». La difficulté de diagnostic, l’absence de connaissance de la physiopathologie ainsi que le manque de traitement spécifique dans le SDRC-1, sont autant d’éléments à prendre en compte pour le #patient dans sa vie quotidienne (...).



L’ALGODYSTROPHIE


Le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) est une pathologie chronique difficile à diagnostiquer. Depuis la première description clinique de ce syndrome, de nombreuses dénominations lui ont été attribuées : causalgie, dystrophie sympathique réflexe, algodystrophie… Face à la multitude d’appellation donnée à ce syndrome, la communauté scientifique a progressivement abandonné ces termes au profit de celui de SDRC en 1994 sous l’égide de l’Association Internationale pour l’Étude de la Douleur (IASP). Néanmoins, le terme algodystrophie reste encore couramment utilisé en France. Les nombreuses hypothèses quant aux mécanismes physiopathologiques de ce syndrome sont susceptibles d’expliquer l’abondance de symptômes qui en découle. Cette complexité peut être problématique lors de la pose du diagnostic. I.



DẺFINITION


Le SDRC est une maladie caractérisée par une douleur chronique, une hyperalgésie et/ou #allodynie ainsi, quelque soit l’intensité des stimuli, même faibles, lorsque ceux-ci dépassent le seuil de sensibilité à partir duquel on ressent une douleur, ils sont perçus de façon plus intense au niveau de la zone atteinte. Ce syndrome se manifeste également par la présence de symptômes traduisant un état #inflammatoire.


Cette maladie regroupe un ensemble de troubles plurifactoriels comprenant des caractéristiques de syndromes douloureux, de troubles #vasomoteurs qui peuvent être responsables de dysfonctionnements trophiques au niveau de la peau, des #muscles, des #articulations et des #os de manière retardée.